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Fipronil dans les œufs :la liste des premiers produits retirés de la vente en France rendue publique

 
 
Conformément aux engagements de Stéphane TRAVERT Ministre de l'agriculture et de l'alimentation, une première liste de produits commercialisés en France et dont le niveau de fipronil dépasse la "Limite maximale de résidus"(LMR) vient d'être mise en ligne sur le site du ministère chargé de l’alimentation.
http://agriculture.gouv.fr/fipronil-liste-des-produits-retires-de-la-vente-en-france

Les produits figurant sur cette liste ont été identifiés par des contrôles menés par des entreprises
néerlandaises. Ces produits non conformes ont été immédiatement retirés de la vente, en France, par les
distributeurs concernés. Les niveaux de fipronil constatés dans les produits concernés ne présentent pas de
risque pour le consommateur au regard des références scientifiques.
L’information sur le retrait des produits est portée à la connaissance du public par les distributeurs dans les
points de vente.
La liste des produits retirés de la vente sera actualisée en fonction des résultats des analyses qui se
poursuivent, notamment dans le cadre :
- d’une part, d’un dispositif d’auto contrôle mis en œuvre par les professionnels ayant reçu des oeufs
ou des ovoproduits suspects ;
- d’autre part, d’un plan national de contrôles officiels conduit par les services d'inspection des
directions départementales en charge de la protection des populations.
A ce stade, les contrôles et inspections menés n'ont identifié aucune matière première ou produit élaboré
présentant des concentrations supérieures à la dose de référence aigüe (ARfD), seule susceptible d'entraîner
des troubles graves en cas d'ingestion de denrées contaminées. Un bilan des contrôles officiels réalisés par
les services de l’Etat sur les établissements de la filière oeufs et ovoproduits sera rendu public dans les
prochains jours.
Par ailleurs, les enquêtes dans les élevages se poursuivent afin de s'assurer de l'absence d'usage de fipronil
en France. Un bilan intermédiaire de ces enquêtes sera disponible à la fin de la semaine.
Ces informations sont présentées ce jour par la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) et la Direction
Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) aux
associations de consommateurs.

Le 20 juillet dernier, les autorités belges ont informé la Commission européenne de la présence de fipronil dans des œufs et des viandes de volailles (conventionnels et bio) dans trois pays européens, hors France. Les enquêtes conduites en Belgique ont démontré la présence de cette substance interdite dans un produit antiparasitaire falsifié, utilisé dans les élevages de volailles. Ce produit est en revanche couramment utilisé dans les produits vétérinaires contre les poux, les tiques et les acariens des animaux de compagnie.
Fipronil dans les œufs : l’Anses confirme l’absence de risque pour la santé humaine (Paris, le 11 août 2017)

A la suite de la saisine des ministères en charge de l’alimentation, de la santé et de l’économie le 7 août dernier sur le risque pour la santé humaine lié à l’ingestion d’œufs ou de produits contaminés par le fipronil, l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rendu ses conclusions. Il en ressort que le risque pour la santé humaine est très faible au vu des niveaux de fipronil constatés dans les œufs contaminés et au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire.

Bien que le risque pour la santé humaine soit écarté, les investigations, dans les élevages de volailles et dans les établissements producteurs d’ovoproduits, se poursuivent activement.

Aucune utilisation du produit à l’origine de la contamination, le DEGA 16, n’a été constatée dans les élevages de volaille enquêtés à ce jour. Pour rappel le DEGA 16 n’est pas autorisé sur le territoire national.

Les enquêtes de traçabilité en cours, tant en France qu’à l’étranger, ont permis d’identifier deux établissements, situés dans les départements de la Moselle et de la Vendée, ayant réceptionné des ovoproduits contaminés en provenance de Belgique. Ces établissements ont été immédiatement informés et les enquêtes de traçabilité ont été lancées. Par ailleurs, les établissements de fabrication d’ovoproduits ayant réceptionné des œufs contaminés sont toujours au nombre de cinq.

Enfin, deux centres d’emballage d’œufs (Nord et Somme), ont reçu des œufs de consommation contaminés des Pays-Bas et de la Belgique. Il est mis en évidence qu’un premier lot de 196 000 œufs en provenance de Belgique a été mis sur le marché entre le 16 avril et le 2 mai. Ces œufs ont aujourd’hui déjà été consommés, sans impact pour la santé humaine. Un deuxième lot, venant des Pays-Pas, portant le code 0 NL 43651-01 (environ 48000 œufs) mis en vente par LEADER PRICE entre le 19 juillet et le 28 juillet a également été identifié. Les niveaux de contamination ne présentent pas de risque pour les consommateurs.

Face à ces nouveaux éléments, les autorités françaises ont décidé d’affiner les mesures de gestion sur le territoire national :

-  une traçabilité aval systématique sera demandée aux entreprises sur l’ensemble des œufs provenant des élevages contaminés recensés en Belgique et aux Pays-Bas, soit 86 élevages d’après les listes fournies par les autorités de ces deux pays.

-  cette traçabilité sera assurée à la fois sur les établissements d’ovoproduits et sur les établissements producteurs d’aliments à base d’œufs et d’ovoproduits.

-  tous les produits contenant des œufs issus des élevages contaminés seront retirés du marché dans l’attente de résultats d’analyse. Ils seront remis sur le marché en cas de résultats favorables.

Ces mesures de gestion sont pleinement cohérentes avec les recommandations formulées par la Commission européenne.

Elles seront mises en œuvre en concertation étroite avec l’ensemble des ministères concernés et des acteurs de l’amont et de l’aval de la filière avicole.

Stéphane TRAVERT : « Je souhaite exprimer mon soutien aux entreprises françaises qui sont victimes de pratiques frauduleuses. Je m’engage à poursuivre les investigations et à mettre à disposition des consommateurs toutes les informations disponibles ».

Les autorités européennes ont informé la France le 5 août en fin d'après-midi et le 6 août, que des lots d’œufs contaminés en provenance des Pays Bas avaient été livrés à un établissement de fabrication d’ovoproduits (produits utilisés dans l'industrie agro-alimentaire comme ingrédient dans la fabrication de biscuits, pâtisseries, viennoiseries, pains...) de la Vienne, MIREBEAU OVOPRODUITS S.A.M.O au cours du mois de juillet.

Informée durant le week-end, l'entreprise a bloqué tous les œufs et ovoproduits issus de ces lots et encore présents dans l'entreprise, puis demandé le blocage et le retrait des ovoproduits chez ses clients.

Les investigations effectuées par l'établissement et par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) permettront de vérifier l’éventuelle diffusion des produits fabriqués à partir des œufs contaminés, sur le territoire national et européen.

Parallèlement, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a saisi l’Anses pour obtenir un avis sur les risques pour la santé humaine liés à l’ingestion d’œufs ou de produits contaminés par le fipronil.

En complément d'une communication régulière, le Ministère de l'Agriculture prépare une Foire Aux Questions (FAQ) qui permettra de compléter l'information des consommateurs sur le niveau de risque des éventuels produits mis sur le marché.

pour en savoir plus http://agriculture.gouv.fr/oeufs-contamines-par-le-fipronil-questions-reponses

> Questions Réponses Œufs contaminés par le fipronil - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,09 Mb

> 170817_retrait_fipronil_ LISTE DES PRODUITS RETIRES DU MARCHE - format : XLSX sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,01 Mb