Actualités

Peste porcine africaine (PPA) : Appel à la vigilance

 
 
Peste porcine africaine (PPA) : Appel à la vigilance

Elle peut se transmettre entre animaux de proche en proche ou à longue distance via notamment le transport de denrées contaminées

Apparue en Géorgie en 2007 puis en 2014 en Europe de l’Est, elle a atteint en 2017 la Tchéquie et la région de Varsovie en Pologne, puis en 2018 en Hongrie.
La France est indemne de cette maladie. Face à cette menace, des mesures de prévention et de surveillance ont été mises en place au niveau national. Une campagne de sensibilisation a été lancée au plan national. Le message est simple :pour éviter que des sangliers ne se contaminent, ne jetez pas les restes de repas dans la nature, jetez les dans des poubelles.

Quelles sont les voies d’introduction ?

Plusieurs voies d’introduction du virus en France peuvent être identifiées. Les pays frontaliers de la France étant indemnes, il s’agirait d’introduction à longue distance. Les cas de transmission de PPA à longue distance observés à ce jour dans les États membres (République tchèque, banlieue de Varsovie et Hongrie) sont plus à mettre sur le compte d'activités humaines (transports de denrées contaminées et rejets dans la nature) que de transports de sangliers.

Quelles sont les mesures de prévention pour les mouvements de sangliers ?

Les élevages de sangliers sont soumis aux mêmes règles de déclaration que les sites d'élevage porcin et sont recensés dans la base de données porcine. Les sangliers issus de ces élevages doivent être identifiés. Des travaux sont programmés en 2018 en vue de définir les conditions de notification des mouvements de ces sangliers d’élevage.
Dès 2016, un renforcement des contrôles des introductions de sangliers en provenance des pays infectés ou de leurs voisins a été mis en place. Ceci passe par un contrôle systématique des certificats d’importation, réalisé en ciblant particulièrement les parcs de tir et enclos de chasse, ainsi que les entrées inhabituelles de sangliers issus des Pays de l’Est.

Quelles sont les mesures en cas d’introduction ?

Un plan national d’intervention d’urgence a été rédigé en 2003 pour lutter contre les pestes porcines (classique et africaine). Afin de tenir compte des particularités de l’épizootie actuelle, ce plan est en cours de révision en s’appuyant sur l’expérience des pays de l’Est.

Quelles seraient les conséquences de l’apparition de la maladie en France ?

Le virus de la peste porcine africaine est très virulent et provoque la mort des animaux atteints dans près de 100% des cas.
A l’échelle individuelle, les pertes pour un éleveur sont très importantes. L’ensemble de ses animaux meure progressivement. Dans le cadre des mesures de lutte, l’ensemble des animaux de l’élevage contaminé est mis à mort et détruit.
A l’échelle collective, la France perd son statut indemne de peste porcine africaine, selon le code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OIE4. Les échanges vers les autres États membres ou les exportations vers un pays tiers, non seulement des porcs vivants mais aussi des denrées à base de viande de porc, seront limitées depuis les zones non affectées voire totalement interdites depuis tout le territoire national.
Aujourd’hui, la France exporte 40% de sa production, principalement en Europe, en Russie et en Asie (Chine). La fermeture des frontières notamment pour les viandes porcines et les produits à base de viande de porc engendrera par conséquence une crise économique majeure pour la filière. De nombreux élevages et entreprises pourraient faire faillite.

pour en savoir plus : http://agriculture.gouv.fr/peste-porcine-africaine-ppa-agir-pour-prevenir