Influenza aviaire

 
Influenza aviaire

Cette rubrique est dédiée à l’information des éleveurs et détenteurs de volailles, des vétérinaires, des opérateurs commerciaux, des abattoirs et du public. Elle est régulièrement actualisée.

Cette rubrique est dédiée à l’information des éleveurs et détenteurs de volailles, des vétérinaires, des opérateurs commerciaux, des abattoirs et du public faisant suite à la découverte de nouveaux cas et foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 en France. Elle est régulièrement actualisée en fonction de l’évolution des données épidémiologiques et des dispositions réglementaires.

L’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viande, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire. La consommation des produits de la volaille ne présente aucun risque.

Pour en savoir plus sur la maladie :

Tous les éléments à connaître sur la gestion de crise sont disponibles sur le site du ministère en charge de l’agriculture

Lien vers le site Internet du Ministère de l’Agriculture

http://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-strategie-de-gestion-dune-crise-sanitaire

La situation actuelle en France

Le suivi des foyers d'Influenza Aviaire peut être consulté sur le site du ministère en charge de l’agriculture

Lien vers le site Internet du Ministère de l’Agriculture

http://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-le-suivi-des-foyers-en-france

Compte tenu de l’évolution favorable de la situation sanitaire observée dans la faune sauvage française et de l’absence de cas récent dans les zones de provenance des oiseaux migrateurs présents ou circulant sur le territoire national, le niveau de risque IAHP faune sauvage est ramené au niveau « modéré » pour la France métropolitaine.

Néanmoins, il convient de garder la plus grande vigilance vis-à-vis du risque lié aux oiseaux domestiques.

Dans ce contexte, les conditions relatives au niveau de risque élevé s'appliquent toujours dans les zones à risque particulier (zones écologiques où la probabilité de l'infection de l'avifaune sauvage par un virus IAHP est jugée plus élevée), les communes concernées sont listées dans l'arrêté du 16 mars 2016.

Consulter l'arrêté du 16 mars 2016

Arrêté du 16 mars 2016

Consulter la carte des zones à risque particulier

Carte des zones à risque particulier

Le département de la Vienne, ne comportant pas de zone à risque particulier, est intégralement placé au niveau de risque "modéré". Ce niveau permet notamment de lever l’obligation de confinement des volailles d'exploitation commerciale ou de basses cours en vigueur depuis le mois de décembre 2016, mais ne remet pas en cause la mise en œuvre des mesures générales de biosécurité visant à éviter le contact entre oiseaux captifs et avifaune, notamment par la protection des stocks et des lieux d’alimentation et d’abreuvement.

A contrario, dans certaines communes limitrophes de la Vienne situées dans l'Indre, l'Indre-et-Loire et les Deux-Sèvres, classées en zone à risque particulier,  les précédentes mesures de biosécurité renforcées, de surveillance et de prévention restent inchangées.

Les mesures de protection

Le niveau de risque vis-à-vis de la maladie se situe au niveau "modéré" sur l’ensemble du territoire national depuis le 15 avril 2017 et entraîne la mise en oeuvre des mesures suivantes :

1. Pour les basses-cours et détenteurs de volailles et autres oiseaux captifs, à titre non commercial, situés dans la Vienne :

-  fin de la claustration des oiseaux ou de la mise sous filets des parcours auxquels ont accès les oiseaux ;

-  surveillance régulière des animaux et déclaration sans délai à un vétérinaire ou à la DDPP de signes cliniques ou de mortalités anormales ou inexpliquées ;

-  mise en place des mesures de biosécurité prévues par l’arrêté ministériel du 8 février 2016.

2. Pour les élevages de volailles et autres oiseaux captifs, à titre commercial, situés dans la Vienne :

-  fin de la claustration des oiseaux ou de la mise sous filets des parcours auxquels ont accès les oiseaux ;

-  surveillance journalière des animaux et déclaration sans délai à un vétérinaire ou à la DDPP de signes cliniques ou de mortalités anormales ou inexpliquées ;

-  mise en place des mesures de biosécurité prévues par l’arrêté ministériel du 8 février 2016.

3. Les rassemblements/marchés de volailles et d’autres oiseaux captifs originaires de la Vienne ne font plus l'objet de restriction

4. Les rassemblements/marchés de volailles et d’autres oiseaux captifs originaires de zones à risque particulier sont interdits

sauf dérogation accordée par la Préfète :

-  soit pour les espèces réputées élevées en volières

-  soit sous réserve de la mise en place de mesures de réduction du risque de diffusion du virus et de contamination par les oiseaux sauvages.

Les demandes de dérogation doivent être adressées à la DDPP : 20 rue de la Providence BP 10374 - 86009 POITIERS Cedex - Tél : 05 17 84 00 00 – Mail : ddpp@vienne.gouv.fr

 5.  Les compétitions de pigeons voyageurs sont autorisées :

Toutefois :

-  La participation de pigeons dont le lieu de détention est située en zone réglementée (zone de protection, zone de surveillance, zone de contrôle temporaire) est interdite.

-  Les compétitions de pigeons voyageurs avec départ, survol ou arrivée d’une zone réglementée sont interdites.

 

6. Pour les activités cynégétiques (gibiers à plumes) :

-  chasse autorisée sous réserve de respecter les mesures de biosécurité (changement de tenue, nettoyage/désinfection des chaussures et matériels utilisés…) ;

-  transport et lâchers de gibiers à plumes interdits depuis ou à destination de zones à risque particulier, sauf dérogation accordée par le Préfet du département d'origine de l'élevage

-  transport et utilisation des canards appelants utilisés pour la chasse au gibier d’eau interdits dans les zones à risque particulier, sauf dérogation accordée par le Préfet

Pour la Vienne, les demandes de dérogation doivent être adressées à la DDPP : 20 rue de la Providence BP 10374 - 86009 POITIERS Cedex -

Tél : 05 17 84 00 00 – Mail : ddpp@vienne.gouv.fr

Lien vers demande de dérogation à l’interdiction de transport et de lâcher de gibier a plumes (uniquement galliformes)

Annexe 3 : demande de dérogation à l’interdiction de transport et de lâcher de gibier a plumes (uniquement galliformes)

Les mesures préventives = les mesures de biosécurité

Les mesures de biosécurité sont destinées à prévenir l’introduction de l’Influenza Aviaire dans les élevages.

Ces mesures sont définies principalement par l’arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs dans le cadre de la prévention contre l’influenza aviaire, qui est entré en vigueur le 1er juillet 2016 et qui impose pour chaque unité de production des mesures adaptées tant pour les élevages commerciaux que pour les détenteurs à titre privé.

Lien vers l’arrêté du 08 février 2016

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032000273

L'objectif est de renforcer les mesures en matière de protection physique et de fonctionnement des exploitations avicoles. Ces mesures doivent être appliquées de façon pérenne et par tous pour assurer une protection sanitaire efficace et durable.

Cet arrêté s’applique à l’ensemble des détenteurs de volailles et oiseaux captifs que ce soit à titre commercial ou non-commercial, sur l’ensemble du territoire français : détenteurs de palmipèdes, de gallinacés, de gibiers pour l'élevage, le repeuplement ou l'agrément, responsables de parcs zoologiques.

Ce texte prévoit notamment pour les exploitations commerciales de volailles :

-  l’obligation de définir un plan de biosécurité ;

-  l’obligation de conduire chaque unité de production en bande unique ;

-  la mise en place d’installations adaptées en matière de biosécurité, dont la protection sanitaire des différentes unités de production par un sas spécifique à chacune d’entre elles ;

l’obligation pour toutes les exploitations commerciales, de déclarer les mises en place de volailles ;

l’obligation de formation des détenteurs à l’élaboration et à la gestion du plan de biosécurité et aux bonnes pratiques d’hygiène en exploitation.

Lien vers la plaquette biosécurité en élevage

> 20170119_AfficheBiosécurité - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,48 Mb

Des informations permettant d'expliciter certaines de ces mesures sont disponibles sur le site de l'ITAVI : http://influenza.itavi.asso.fr/.

Pour les exploitations non commerciales de volailles, les détenteurs doivent appliquer a minima les mesures de biosécurité suivantes :

-  aucune volaille ou oiseau captif d'une exploitation non commerciale n'entre en contact direct avec des volailles ou autres oiseaux captifs d'exploitation commerciale ou n'a accès à une exploitation commerciale ;

-  toutes les mesures sont prises pour éviter les contaminations liées aux véhicules, autres animaux et personnes étrangères à l'exploitation et pour limiter l'accès des bâtiments aux rongeurs, aux insectes et autres nuisibles ;

-  l'approvisionnement en aliments et en eau de boisson est protégé d'un accès par les oiseaux sauvages ;

-  la litière neuve est protégée et entreposée à l'abri de l'humidité et de toute contamination, sans contact possible avec des cadavres ;

-  en cas de mortalité anormale, le détenteur contacte un vétérinaire pour une visite sanitaire de l'exploitation à ses frais, sans préjudice des règles de police sanitaire prévues en cas de suspicion d'influenza aviaire validées par le directeur départemental en charge de la protection des populations ;

-  les cadavres sont isolés et protégés avant leur enlèvement et le cas échéant, avant présentation au vétérinaire.

Les mesures de surveillance et de lutte

Les mesures de surveillance reposent sur la surveillance événementielle (détection de signes cliniques ou de mortalités anormalement élevées) et sur la surveillance programmée (dépistage).

Les mesures de surveillance concernent :

-  les oiseaux et volailles détenus en basses-cours, élevages commerciaux et élevages d’agrément, par la mise en oeuvre d'une surveillance quotidienne visant à déceler l'apparition de symptômes de maladie ou comportement anormal et inexpliqué, qui doivent être déclarés sans délai à un vétérinaire ou à la DDPPDirection départementale de la protection des populations ;

-  les oiseaux sauvages trouvés morts, malades, recueillis en centre de soins, tirés ou capturés, par leur déclaration à l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage) ; cette surveillance doit permettre la détection précoce de l'influenza aviaire hautement pathogène chez les oiseaux sauvages. 

La vigilance de chacun est appelée pour signaler toute mortalité sur des oiseaux sauvages.

Les dispositifs de surveillance des oiseaux domestiques ou sauvages ont été renforcés, et les acteurs professionnels concernés ont été sensibilisés à maintenir la vigilance nécessaire à la gestion de cet épisode d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène.

Les mesures de lutte sont définies au niveau européen. Elles prévoient :

-  en cas de suspicion de foyer, la mise sous surveillance de l’exploitation, la réalisation de prélèvements pour analyse, la réalisation d’une enquête épidémiologique.

-  en cas de confirmation de foyer, l’abattage et la destruction sur place de toutes les volailles et des œufs de l’exploitation, le nettoyage et la désinfection de l’exploitation suivis d’un vide sanitaire de 21 jours, la mise en place de zones de protection (rayon de 3 km) et de surveillance (rayon de 10 km) autour de l’exploitation, la mise en œuvre de ces mesures dans les exploitations suspectes identifiées lors de l’enquête épidémiologique.