Le risque nucléaire

 
 

Qu'est-ce que le risque nucléaire ?

Le risque provient de la survenance éventuelle d'accidents, conduisant à un rejet d'éléments radioactifs à l'extérieur des conteneurs et enceintes prévus pour les contenir. Les accidents peuvent survenir :

  • lors d'accidents de transport, car des sources radioactives intenses sont quotidiennement transportées par route, rail, bateau, voire avion (aiguilles à usage médical contenant de l'irridium 192 par exemple) ;
  • lors d'utilisations médicales ou industrielles de radioéléments, tels les appareils de contrôle des soudures (gammagraphes) ;
  • en cas de dysfonctionnement grave sur une installation nucléaire industrielle et particulièrement sur une centrale électronucléaire.

La gestion du risque nucléaire

La réduction du risque s'effectue à la source : la sécurité d'une installation est assurée par :

  • Sa conception, qui conduit à mettre en place des systèmes s'opposant à la dissémination de produits radioactifs (par exemple, interposition d'une succession de barrières étanches indépendantes les unes des autres : principe de défense en profondeur) ;
  • Sa qualité de réalisation ;
  • Sa surveillance constante en cours de fonctionnement, au moyen de systèmes automatiques et manuels déclenchant des dispositifs de sécurité en cas d'anomalie ;
  • La formation du personnel.

En matière de sûreté :  

L’Autorité de Sûreté Nucléaire , autorité administrative indépendante, assure le contrôle des installations nucléaires. A ce titre, l’ASN dispose de pouvoirs de police et assure l’inspection régulière des sites dont elle a la charge. Le cas échéant, elle constate les infractions et dresse les procès-verbaux.

En matière de sécurité civile :

Le Préfet est responsable de la protection des populations, des biens et de l’environnement. A ce titre, il est chargé d’élaborer un Plan Particulier d’Intervention (PPI) et doit être tenu informé de tout incident sur le site nucléaire susceptible d’inquiéter l’opinion ou de justifier une actions des pouvoirs publics.

Le PPI met en œuvre les orientations de la politique de sécurité civile en matière de mobilisation de moyens, d'information et d'alerte, d'exercice et d'entraînement. Il constitue un volet des dispositions spécifiques du plan ORSEC départemental.

Un plan Orsec-iode permet de définir l'organisation de la distribution de pastilles d'iode à l'ensemble de la population départemental en cas de risque radiologique sur la Vienne. Il vient compléter le dispositif de sécurité civile.

En matière de transparence :

La loi du 13 juin 2006 institue auprès de tout site comprenant une installation nucléaire, une commission locale d’information (CLI).

Elle est présidée par le Président du Conseil Général et est composée d’élus locaux, des représentants d’association de protection de l’environnement, des intérêts économiques et d’organisation syndicales de salariés de l’établissement, des professions médicales et des personnalités qualifiées dans le domaine de la sûreté nucléaire. Les représentants de l’ASN et des autres services de l’État concernés ainsi que l’exploitant peuvent assister aux séances de la CLI.

La CLI-Civaux  est chargée d’une mission générale de suivi, d’information et de concertation en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et d’impact des activités nucléaires sur les personnes et l’environnement.
Pour l’exercice de ses missions, l’exploitant, l’ASN et les services de l’État lui communiquent tous documents et informations nécessaires.

  • La Préfecture met à disposition de la CLI le Plan Particulier d’Intervention. Celui-ci est consultable par les membres de la CLI.

> PPIPlan particulier d'intervention Civaux - version publique - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 10,85 Mb

  • Le rapport annuel de l’ASN a été présenté le 5 mars dernier lors de l’Assemblée Générale de la CLI.
  • Le plan Orsec-Iode - distribution de comprimés d'iode à la population de la Vienne

> Plan Orsec iode - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 5,61 Mb